Percluse de douleurs : c'est ainsi que se décrivent beaucoup de personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante depuis des années, quand les traitements ne les soulagent que partiellement. Sur les forums, certaines présentent le régime hypotoxique Seignalet comme un tournant. Ces récits disent la souffrance et l'espoir ; ils ne prouvent pas que le régime agisse sur la maladie, et les traitements médicaux ont, eux, fait leurs preuves.
Spondylarthrite et alimentation : ce que l'on peut en attendre
Les récits de spondylarthrite ankylosante sous régime Seignalet emploient parfois des mots forts, comme rédemption. Être percluse de douleurs au quotidien, c'est voir sa vie se réduire : activités abandonnées, sorties évitées, travail compromis. Le régime hypotoxique écarte surtout le gluten et les produits laitiers ; ses partisans affirment qu'il aurait permis de retrouver de la mobilité, mais aucune étude contrôlée ne l'a confirmé et les observations de Jean Seignalet ont été critiquées pour leur absence de randomisation. D'autres lectrices racontent un parcours proche, centré sur une articulation, dans le témoignage spondylarthrite du genou, alimentation hypotoxique et douleur.
Ce qui soulage une spondylarthrite de façon reconnue
Pour qui est percluse de douleurs, des solutions reconnues existent. Les Manuels MSD, ouvrage de référence médicale grand public, les détaillent ainsi :
- les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) réduisent la douleur et l'inflammation, ce qui rend possibles les exercices de posture, d'étirement et de respiration profonde ;
- l'exercice quotidien renforce les muscles qui luttent contre la tendance à se voûter ; la raideur du matin cède d'ailleurs souvent en bougeant, d'où l'intérêt de la kinésithérapie ;
- les biothérapies, inhibiteurs du TNF ou de certaines interleukines, soulagent souvent efficacement la douleur dorsale et l'inflammation quand les AINS ne suffisent plus ;
- l'arrêt du tabac est encouragé, le tabagisme pouvant aggraver l'atteinte articulaire.
Changer d'assiette sans arrêter son traitement
Si les traitements actuels ne suffisent plus, c'est le signal d'en reparler avec le rhumatologue plutôt que de les abandonner. Un changement d'alimentation peut s'y ajouter, sans prendre leur place : signalez-le au médecin, surtout si vous supprimez des groupes d'aliments entiers comme les laitages, afin de vérifier que vos apports restent suffisants.

