La vascularite espérance de vie est une question légitime pour les patients atteints de ces maladies inflammatoires des vaisseaux sanguins. Il n'existe pas de réponse unique : le pronostic dépend du type de vascularite, des organes atteints et de la réponse au traitement, qui repose sur des médicaments dont l'efficacité est démontrée. L'alimentation hypotoxique du Dr Seignalet, que certains patients adoptent, ne remplace pas ce suivi.
Plusieurs maladies sous un même nom
Le mot vascularite regroupe un ensemble de maladies rares, caractérisées par une inflammation des parois vasculaires. Selon le Manuel MSD, ouvrage de référence destiné aux soignants, les vascularites peuvent être classées selon la taille des principaux vaisseaux atteints : gros, moyens ou petits vaisseaux. Le purpura rhumatoïde, par exemple, est aujourd'hui appelé vascularite à IgA et fait partie des vascularites des petits vaisseaux. Il ne faut pas le confondre avec le purpura thrombopénique immunologique (PTI), qui est une baisse des plaquettes et non une inflammation des vaisseaux : notre version précédente mélangeait les deux. Pour ce dernier, lisez le témoignage d'une patiente atteinte de PTI soulagée par le régime Seignalet.
Ce qui pèse réellement sur le pronostic
La vascularite espérance de vie dépend d'abord de la forme de la maladie et de la gravité des atteintes d'organes (reins, poumons, système nerveux, cœur). Les progrès thérapeutiques ont nettement amélioré le pronostic de nombreuses formes. Le même manuel résume le principe du traitement : corticostéroïdes et autres immunosuppresseurs, adaptés à chaque malade par le médecin interniste ou le spécialiste qui le suit. Le diagnostic précoce et la régularité du suivi comptent autant que le choix des médicaments.
Le régime hypotoxique face à la vascularite
Le régime proposé par Jean Seignalet met en cause en particulier le gluten et les produits laitiers, jugés pro-inflammatoires par ses partisans. Le vascularite témoignage que l'on cherche en ligne renvoie surtout à des récits de forums ; certains malades d'autres maladies auto-immunes racontent une évolution favorable, comme dans le témoignage d'arrêt de la cortisone et de rémission ou celui d'un myélome stabilisé sans effet secondaire. Aucune étude n'a pourtant vérifié un effet du régime sur les vascularites, et ses travaux sont critiqués pour l'absence de randomisation. Cette approche reste au mieux complémentaire de la prise en charge spécialisée : on ne réduit jamais un traitement de soi-même, même lorsqu'un patient atteint de Crohn raconte avoir réduit son traitement avec l'accord de son médecin ou avoir retrouvé une vie normale.
Manger sous corticoïdes et immunosuppresseurs
Les traitements, souvent à base de corticoïdes et d'immunosuppresseurs, demandent de surveiller l'alimentation (sel, sucre, calcium). Supprimer le lait sans autre apport de calcium peut donc poser problème pendant une corticothérapie : le médecin interniste est le mieux placé pour dire si un régime d'éviction est compatible avec ce suivi, et un diététicien peut aider à compenser ce que l'éviction retire.

